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Auteur/autrice : Rémi

Générer 10 articles en 30 minutes avec ChatGPT et Zapier : exemple pour le SEO programmatique

Si les modèles comme ChatGPT ont leurs limites, ils n’en sont pas moins pratique pour des tâches simples.

Prenons un exemple concret :

Vous êtes un hôtelier qui a des établissements dans 10 villes de France.
Vous voulez produire les pages web correspondantes, mais cela demanderait du temps si vous deviez tout faire manuellement.
En combinant Google Sheets, Google Doc, ChatGPT 4, Zapier et l’API de ChatGPT, vous pouvez produire très facilement à partir d’un template unique une grande quantité de pages que vous n’aurez plus qu’à insérer dans votre CMS favori.

Suivez le guide !

Préparer le template

Pour préparer le template (simpliste pour notre exemple), nous allons commencer par demander à ChatGPT de nous aiguiller. Voici le premier prompt que j’ai entré :

Prompt ChatGPT: Je suis le dirigeant d'une chaîne d'hôtels, Hotel Premium, et je veux créer des pages pour certaines villes où j'ai des hôtels. Tu es un spécialiste du SEO et tu sais qu'il faut générer un template avec des variables qui permettront de simplifier le travail. Tu vas créer un template HTML d'une page dont l'objectif sera d'apparaître très haut dans les recherches Google sur la recherche : 
meilleur hôtel {{ville}}

La réponse renvoyée est la suivante :

Réponse renvoyée par ChatGPT au prompt précédent, qui inclut un bloc HTML

On remarque qu’il manque des variables (il n’a indiqué que la ville), on va donc demander à l’IA d’aller un peu plus loin

Prompt en anglais : "Create a table with all the variables"

On remarquera que je me suis laissé emporter par mon habitude de prompt en anglais (je trouve que ChatGPT répond de manière plus précise en anglais, mais il reste très efficace en français).

Il me répond par une table de variables, et parmi celles-ci je lui donne le prompt suivant :

Prompt ChatGPT : 
réécrit le template pour insérer les variables suivantes : 
{{ville}}	{{description_ville}}	{{galerie_images}}	{{lien_reservation}}	{{reseaux_sociaux}}	{{offres_speciales}}

Il va mettre à jour le template, qui devient plus précis.

Vous pouvez retrouver le template ici. A noter qu’il est évidemment sommaire, vous pouvez adapter et affiner selon vos besoins et votre niveau de maturité sur la programmatique.

Préparer les données

Il faut maintenant préparer les données que nous allons utiliser.
Pour cela, nous allons créer un fichier Google Sheets avec dans deux feuilles les entêtes de colonne correspondant à nos variables.
Nous allons ensuite remplir manuellement tous les champs dans la première feuille à l’exception de {{description_ville}} et {{galerie_images}}

Fichier Google Sheets avec les différentes variables de colonnes remplies sauf {{description_ville}} et {{galerie_images}}

Pour remplir les images, j’ai demandé à ChatGPT de m’aider à produire un Appscript qui une fois lancé, cherche dans la galerie gratuite Unsplash une image correspondant à la ville et renvoie l’URL.

Fichier Google AppScript pour le remplissage des images des villes

Je le fais tourner, et voici le résultat

Je vais ensuite copier la ligne correspondant à Paris dans le second onglet, et il est temps de passer à l’automatisation !

Automatiser avec Zapier et l’API ChatGPT

Voici le Zap que je vais créer avec Zapier :

Zap avec les étapes suivantes : 
- Trigger : Conversation in ChatGPT when new spreadsheet row in Google Sheets
- Conversation in ChatGPT
- Update spreadsheet row(s) in Google Sheets
- Create Document from template in Google Docs

Comme on le voit, l’objectif est simple : quand on va ajouter une nouvelle ligne dans le second onglet de notre fichier Google Sheets, on va automatiquement envoyer un prompt à ChatGPT, qui va ensuite répondre, et cette réponse va mettre à jour la colonne correspondante – {{description_ville}} – puis générer un document avec le code HTML mis à jour avec toutes nos variables.

Pour obtenur votre clé API sur ChatGPT, cliquez ici : https://platform.openai.com/api-keys ou sur l’onglet lattéral correspondant depuis la platforme openai.com.

Onglet lattéral d'OpenAI avec API keys sélectionné

Créez une nouvelle clé, et vous êtes prêts pour l’étape d’après.

Dans le trigger, vous allez déclarer comme trigger l’ajout d’une ligne dans la seconde feuille.

Dans l’étape de Conversation avec ChatGPT, on va lui donner un exemple avec une variable « Ville » comme ici

Prompt : je vais te donner un paragraphe de 65 mots sur la ville de Toulon. Sur le même principe, rédige une présentation de la ville de {{217203955__COL$A}} en moins de 100 mots, en français : 

Toulon est une ville portuaire du sud de la France, côte méditerranéenne. Le grand musée national de la Marine est situé dans le port de Toulon. Ce dernier abrite également des sous-marins, des navires de guerre, des bateaux de pêche et des ferries. Des pics calcaires forment la toile de fond de la ville qui dispose d’un funiculaire pour emmener les visiteurs jusqu’au Mont Faron.
je vais te donner un paragraphe de 65 mots sur la ville de Toulon. Sur le même principe, rédige une présentation de la ville de {{217203955__COL$A}} en moins de 100 mots, en français : 

Toulon est une ville portuaire du sud de la France, côte méditerranéenne. Le grand musée national de la Marine est situé dans le port de Toulon. Ce dernier abrite également des sous-marins, des navires de guerre, des bateaux de pêche et des ferries. Des pics calcaires forment la toile de fond de la ville qui dispose d’un funiculaire pour emmener les visiteurs jusqu’au Mont Faron.

L’étape d’après vise à mettre à jour le fichier Sheets avec les informations mises à jour :

Champs remplis dans Zapier pour le remplissage du Google Sheets avec les informations fournies par ChatGPT

Une fois testé, on obtient la ligne remplie :

Ligne Paris intégralement remplie grâce à ChatGPT

Il nous reste ensuite à générer le fichier qui aura un nom avec une variable ville :

Etape de création du document Google Docs avec un champs "ville" automatique

Puis à le remplir avec les variables :

Les différentes variables remplies pendant l'étape de création des fichiers Docs

Si tout a fonctionné, vous verrez apparaître dans le dossier que vous avez choisi un document complet !

Un premier fichier test généré automatiquement dans un dossier Google Drive

Une rapide vérification du HTML permet de débugger d’éventuelles ratées

Le code HTML à gauche et la page résultante à droite

Il ne vous reste plus qu’à copier/coller toutes vos villes dans le second onglet et votre dossier se remplira tout seul de vos articles que vous pourrez facilement intégrer sur votre site !

Le dossier rempli avec tous les fichiers générés automatiquement

J’espère que ce contenu vous aura été utile. N’hésitez pas à me contacter sur LinkedIn si vous avez des questions ou des cas d’usages sur lesquels vous avez besoin d’aide pour l’automatisation par divers outils !

ps : il est évidemment possible d’aller beaucoup plus loin dans l’automatisation de la création de contenu, je suis resté sur un cas d’usage simple pour donner au plus grand nombre l’occasion de se faire la main sur ces outils qui chamboulent le quotidien de beaucoup d’entreprises.

How to create and track Content Groups in GA4 using Google Tag Manager (2024 – Using the Google Tag)

Content grouping is one of the features you should definitely use when your website gets bigger :

It gives you the ability to group your pages (duh!) so that you can tell if such or such type of landing pages bring more money, more visits, etc…

While you can hardcode it page by page, you can also do this using Regular Expressions (RegEx) in Google Tag Manager.

It is a bit technical, but way more practical if you don’t have access to the actual code of your pages OR you want to do this en masse.

However, Google (and all the other sites that teach you how to do this) has forgotten to update the method since they have upated the Google Analytics Tag to Google Tag.

Here is the step by step guide that works as of November 2023:

Prerequisites :

  • A working Google Analytics 4 property
  • Google Tag Manager
  • Regex101 (for testing our regular expressions)

Step 1: Create your Google Tag Manager Variable

For our purposes, we’ll assume you have a website with urls that look like this :

/products/hat
/products/belts
/blog/trendy-hats

From this we might want to create 2 content groups : one for products and one for blogs

  • First we’ll first head to Google Tag ManagerVariablesNew
  • Change the name of the variable to Content Group
  • Click Variable Configuration and select Regex Table
  • In the Input Variable field, select {{Page Path}}.
  • Add a row to the RegEx Table section. Enter a regular expression to identify page path. In our case, it’ll be :
PatternOutput
/productProducts Page
/blogBlog Page
  • You can check your urls on https://regex101.com/ to see if the filtering would work as intending
  • Select Set Default Values.
  • Enter « Other group » as the default content group if nothing matches.
  • In Advanced Settings, clear the Full Matches Only and Enable Capture Groups and Replace functionality checkboxes.
  • Save your changes.

Voilà, your variable is created.

Step 2 : Update the Google Tag

In your Google Tag Configuration Settings, check that you’ll need to create the following 2 paramters (the first one might already be there

Configuration ParameterValue
send_page_viewtrue
content_group{{content_group}}

Save the changes, and publish your workspace.

Step 3 : find the groups in Google Analytics 4

Wait for 24 hours. In the current version of Google Analytics 4, you’ll find your content groups in, among other things, Pages and Screens (you’ll find these in Engagement)

Hope that helped!

5 Statistiques essentielles sur le Social Commerce en France

Vous le savez évidemment, qui dit nouvelles plateformes dit nouveaux usages. De la même manière que Netflix et les plateformes de streaming ont lancé la tendance au binge watching, les réseaux sociaux modifient en profondeur notre quotidien.

Dernier exemple en date, le Social Commerce, qui a généré presque 500 milliards de dollars dans le monde l’an dernier.

Plébiscité par les moins de 50 ans et boosté par les confinements, il devrait atteindre les 1200 milliards de dollars d’ici 2025.

Voici donc quelques clés pour comprendre un peu mieux de quoi il en retourne.

1) Qu’est ce que le social commerce

Le social commerce se situe à l’intersection du ecommerce et des réseaux sociaux.

En France, Instagram, Facebook ou encore Pinterest permettent aux marques de vendre par ce biais.

Ainsi, un visiteur pourrait voir l’un de vos parfums dans son fil Facebook et cliquer sur “acheter maintenant” puis continuer son scrolling sans transition.

Car c’est là que la promesse du Social Commerce est forte : il s’agit de ne pas créer de rupture de canal, de ne jamais quitter la plateforme.

2) Mieux comprendre le Social Commerce en 5 statistiques

Dans son étude de janvier 2022, YouGov nous en apprend un peu plus sur les habitudes des français en terme de social commerce :

  • En France, plus d’1 français sur 4 déclare avoir déjà acheté un produit via un réseau social. Pour les 35-55 ans, ce chiffre monte à 39%.
  • 73% des achats ont lieu sur Facebook, et 26% sur Instagram. Mais pour les 18-34 ans, cette dernière plateforme représente 46% des transactions.
  • Au niveau des motivations, les promotions restent reines et provoquent 43% des achats, suivi par l’exclusivité (30% et la simplicité (23%).
  • Les dépenses, elles, se situent pour 79% des acheteurs sous la barre des 50€.
  • Enfin, 41% des français estiment avoir été incités à réaliser un achat en ligne suite à une publicité ou un contenu sponsorisé sur les réseaux sociaux.

3) Enseignements et facteurs de risques

Ces statistiques sont importantes car elles permettent de mieux comprendre quelles entreprises peuvent profiter des tendances du social commerce.

Si votre cible est plutôt jeune, et que l’un de vos produits phares se trouve sous la barre des 50€, vous devriez clairement envisager une approche Social Commerce.

Dans d’autres pays, cette tendance est d’ailleurs extrêmement ancrée : en Chine, ce sont 350 milliards de dollars qui ont été dépensés en 2021, contre 36 milliards aux Etats-Unis, et les prévisions pour 2022 sont sur une croissance de 24%.

A l’heure où les habitudes des moins de 35 ans se tournent toujours plus vers TikTok et consorts, il serait dommage de rater cette opportunité.

Attention toutefois : il reste difficile pour une marque d’avoir une expérience cohérente sur les plateformes, qui dictent leurs formats. Il faudra donc s’adapter pour mieux transformer.

Alors, le social commerce, simple téléshopping des temps modernes ou véritable séisme dans les mode de consommation ?

Quelques liens pour aller plus loin :

TikTok en chiffres clés et statistiques en France et dans le Monde en 2022

The 2 key leaders of YouTube’s shopping efforts explain its plan to capitalize on the rise of social commerce (abonnés)

C’est la saison des morilles, profitez en pour faire des tagliatelles aux morilles !

La notion de génération a-t-elle encore un sens ?

Génération X, Génération Y, Zoomers, Boomers, Millennials, vous avez probablement utilisé un de ces termes que ce soit dans votre quotidien ou dans votre travail. Mais ont-ils vraiment un sens alors que le monde devient de plus en plus complexe ? Mise au point sur ces termes controversés. 

En juillet dernier, Philip N. Cohen, professeur de sociologie à L’Université du Maryland, publie dans le Washington Post un article au titre sans équivoque : Les étiquettes générationnelles n’ont aucune signification. Il est temps de les abandonner. Celui-ci est accompagné d’une lettre ouverte signée par 150 spécialistes de ces questions, tant sociologues que démographes.

Il y explique que les cohortes générationnelles, chères à la sociologie, ne sauraient définir la richesse du vécu des humains, car trop stricte et basée uniquement sur l’année de naissance. Après tout, malgré leur 1 an d’écart, Venus et Serena Williams appartiennent à deux générations différentes. Il note aussi que nous sommes souvent incapable nous même de nous placer dans la génération qui nous a été définie. 

Et il est vrai que les générations, pour toute personne qui a un peu étudié le marketing, sont un outil qu’on aime utiliser, de même que les personas et autres raccourcis qui nous permettent de cibler des cohortes de clients. 

Mais un écueil énorme transparaît dès qu’on se penche un peu sur la question : comment peut-on définir si précisément les habitudes, la culture même, de plusieurs milliards de personnes qui n’ont même pas encore fini leur vie ?

Un Zoomer par exemple a aujourd’hui entre 10 et 25 ans, une grande partie d’entre eux n’ont même pas fini l’école primaire, et n’aura donc jamais connu consciemment l’élection de Donald Trump ou le Harlem Shake.

A l’inverse, quasi toutes les générations auront subi les affres de la pandémie, le confinement et les pénuries qui en découlent, et ce partout sur la planète.

A mon humble avis, l’utilisation de ces étiquettes n’a plus trop de sens, et ne sert que de raccourci hasardeux et fainéant lors de l’établissement d’un profil type de client, prospect, utilisateur ou consommateur… voire citoyen. 

Avec tous les outils actuellement à la disposition du marketing et les montagnes de données collectées chaque jour par les entreprises et organisations du monde entier, nous pouvons faire notre travail en effaçant ces limites un peu arbitraires que nous nous sommes fixées parce qu’elles nous semblaient nécessaires. 

En effet, même dans la consommation d’œuvres culturelles, nous avons aujourd’hui des habitudes qui se chevauchent, comme on peut le voir avec des phénomènes récents comme Squid Game ou l’adaptation de Dune. 

Mais comment mieux positionner son produit en gardant cette notion de temporalité me direz vous ? Tout simplement en réduisant la taille des cohortes.

Fini la ménagère de moins de 50 ans, fini les “25-45 ans”, partir sur des amplitudes de seulement une décennie permet d’avoir une idée bien plus réaliste des évènements qui auraient pu marquer une personne. 

N’oubliez cependant pas un autre facteur qui aura son rôle à jouer : le ciblage géographique. Une personne née en 1980 en France n’a pas du tout le même vécu que son homologue japonais, américain, et même belge. 

Mais il est possible d’aller encore plus loin, en ne prenant pas en compte l’année de naissance mais plutôt les occupations et activités d’une personne.

L’âge d’entrée dans la vie active par exemple, mais aussi le début d’une vie à deux, l’emménagement dans un chez soi de longue durée, la parentalité sont autant de marqueurs qui permettent de définir une personne et de proposer une offre en adéquation. 

De plus, cela permet d’éviter les stéréotypes qui vont bon train dans les publicités par exemple, mettant en porte-à-faux les entreprises avec leurs cibles.

Fini “le jeune”, figure malaisante qu’on croise dans les publicités des opérateurs téléphoniques et des banques, fini ces “vieux” qui ne sont bons qu’à acheter des assurances. 

On peut désormais cibler du vécu, du vivant, et surtout, du réel.

Profitons-en, sous peine de ringardiser nos marques alors que les sollicitations continuent d’aller croissant et que nos cibles ont de moins en moins de temps à nous accorder.

Quelques lectures en bonus : 

It’s time to stop talking about “generations” (The New Yorker)

The Harlem Shake: Postmortem of a Video Craze 2,782 Years Spent Watching the Harlem Shake

Recette de gratin de gnocchis la tomate et au basilic (Cuisine AZ)